Les Interstices

Renato Custodio

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Diplômé en radio et télévision de l’Université Anhembi Morumbi, Renato Custodio (1981 São Paulo, Brésil) s’est établi comme l’un des principaux photographes de skate au Brésil. Il a développé en parallèle, une carrière artistique, explorant la relation entre l’architecture, la performance, la vidéo et la photographie. Dans sa recherche, Renato s’approprie la ville, ses géométries, offrant un portrait subjectif de ses angles et courbes.

Résultat de sa résidence au Penthouse Art Residency (Bruxelles) et suite de sa première exposition individuelle, Processo Cruzado, à la galerie Fita Tape (São Paulo) , Renato Custodio transpose, dans ce nouveau projet, sa lecture de l’architecture brutaliste brésilienne à sa version belge.

 

Maëlle Maisonnneuve

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Collection,
Récupération,
Reformulation, sont les points d’orgue du travail de cette artiste marseillaise qui se joue des médiums depuis ses études initiées à l’Erg en illustration et à La Cambre en option peinture.

De la gravure à la vidéo, du papier à la toile, du bois au métal, Maëlle Maisonneuve née en 1988 (r)assemble, peint et dessine jusqu’à détruire ses pièces pour les reconstruire.

Rescapées de son atelier du B.A.D (Belgian Artist District) d’où elle est partie l’année dernière pour se nourrir en résidence, notamment en Inde dans le cadre du « Programme of Exchange in Culture and Art of Himalayas (PECAH) ; ses peintures révèlent ici leurs envers. Tetris 2, un vrai mensonge est composée de tableaux interchangeables et de divers petits objets issus de la collection personnelle de l’artiste.

« À la tombée de la nuit, l’œuvre vit différemment et c’est entre les châssis que l’artiste déclare alors son amour à tous les faux semblants, les promesses en toc qui nous entourent, avant de repartir en résidence fin septembre, en Islande cette fois au sein de Listhus et du festival Skammdegi. »

Maëlle Delaplanche.

www.mmaelle.net

Jean-Baptiste Bernadet

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Jean-Baptiste Bernadet est né en 1978 à Paris. Depuis plus de quinze ans maintenant il vit et travaille à Bruxelles. Il a fait ses études d’abord en France, à l’École Supérieure des Beaux-Arts de Rennes (1997-2002), puis en Belgique à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles (2000-2001) et à l’ENSAV La Cambre (2002-2003). Son travail  a été distingué dans de nombreuses compétitions artistiques. Il fut lauréat du Young Belgian Art Prize (2013), sélectionné pour le Prix Meurice pour l’Art Contemporain (2012), second prix du BNP Paribas Fortis Belgium Young Talents Awards (2008), sélectionné pour le Ariane de Rotschild Art Prize (2005) et enfin premier prix de l’ Art’Contest (2005).

Pour caractériser ses œuvres, Jean-Baptiste Bernadet parle de « surface sensible ». Sa démarche artistique est  strictement picturale. Aussi, ses peintures ne sont pas significatives d’un état psychologique et sont loin de toute forme de geste héroïque. Ses œuvres, il les réalise principalement en atelier, bien que certains projets soient également menés in situ.

Il s’agit d’une peinture de la sensation, sans sensationnalisme. Ses travaux absorbent subtilement le spectateur et provoquent chez lui une expérience unique qui ne fait pas appel à la raison mais s’adresse au corps directement. Vacillant entre image et colour field, clarté et distorsion, stase et vibrations, netteté et flou, les oeuvres de Jean-Baptiste Bernadet continuent d’évoluer à l’examen. Il n’y a pas de point d’observation parfait d’où les regarder. Bien plutôt il faut se déplacer avec elles, peut-être comme l’artiste, à travers le temps, changer de distance et de perspective. Car ce qui se passe dépasse le cadre strict de la toile pour se propager dans son environnement et entrer en vibration avec celui-ci et le regardeur.

Gatien Du Bois

Agnès de Cayeux et Maëlla Mickaëlle Maréchal

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Agnès de Cayeux, auteur worldwideweb et de papier, elle parcours ce territoire de l’Internet depuis x années. Comme chacun de nous. Elle télécharge,  capte, copie-colle, sauvegarde et se souvient méthodiquement de ces données et les oublie. Collaboratrice de X réseaux, le laboratoire de recherche du théâtre Paris-Vilette, elle scrute ce monde et l’interroge. Lauréate du programme Hors les Murs de l’Institut Français, elle part s’immerger au Gröenland avec la banquise pour publier un journal, texte et image s’entremêlant autour d’une idée, celle de la consommation et sa dérive. Le genre et ses multiples sont tout autant questionnés comme avec Alissa figure charnelle et littéraire  développée pour le Jeu de Paume. Réorganisée la base de données des Sex Offenders de Californie, un travail pour la collection POPUP du Centre National des Arts Plastiques. Puis elle fait la rencontre de Maëlla Mickaëlle dans le cadre de Virtual Walden, une production de compagnie tf2 mise en scène par Jean-François Peyret et elle travaille ensemble sur Une jeune femme vue du ciel, une création performée présentée au Centre Pompidou, dans le cadre d’Hors Pistes en janvier 2015 puis devenue film en janvier 2016. La performeuse l’accompagne désormais comme super-héroïne d’un jeu vidéo, dans La Flâneuse digitale.

Jeune artiste performeuse, Maëlla Mickaëlle jongle entre la danse et la création d’images ; elle entremêle ces disciplines au fil des projets et rencontres. Après avoir suivi le metteur en scène Jean-François Peyret  et sa compagnie TF2, pour la  conception des spectacles Re : Walden et Citizen Jobs, au festival d’Avignon, au théâtre de la Colline au 104,  elle rencontre l’artiste Agnès de Cayeux. Ensemble,  elles composent plusieurs projets : La performance Piper Malibu, découvert au Centre Pompidou en 2015, devenue un film l’année suivante puis La Flâneuse Digitale, créée pour l’exposition d’art numérique Ondes et Lumières, en Aquitaine, à découvrir jusqu’à l’Automne 2017. La Flâneuse Digitale trouve une première continuité dans la programmation du cycle Les Interstices, à Bruxelles en Juin 2016.

Sébastien Delvaux

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Que ce soit en présentant des caméléons au vernis transparent dissimulés dans l’espace ou en proposant d’observer le « Rien », c’est dans ses propres observations que Sébastien Delvaux trouve l’énergie créatrice d’un monde qu’il fomente à l’aune de ses relectures. Si d’emblée ses œuvres suscitent la surprise, c’est pour mieux nous surprendre, pour mieux éclairer nos ressorts cachés, pour mieux aussi questionner l’histoire individuelle de notre identité dans laquelle réfléchit le miroir du monde que nous percevons. La géographie intime de l’artiste nous y conduit à pas feutrés. Car effectivement, son approche minimaliste convertit la subreptice réaction du spectateur en une altérité dont l’artiste se nourrit.

Le sens, au cœur de sa visée, reste une construction en devenir, possible seulement dans le regard de l’autre, dans cette réaction confrontée à l’incompréhension première d’une œuvre. Les six faces noires de son Rubik’s Cube, par exemple, résistent ainsi au message d’un créateur, à l’antipode du démiurge tout-puissant, pour laisser place à la quête du spectateur curieux et réceptif aux jeux de ce qui n’est pas un non-sens, mais une mise en œuvre de ses combinaisons possibles. Pour y parvenir, Delvaux s’inspire dans le quotidien, celui de l’enfance, dans l’imaginaire, dans les habitudes anodines,… Il y stabilise l’instant fugitif d’un vécu, auquel tout un chacun peut faire référence, pour mieux peut-être mettre en scène les contours symboliques de nos familiarités, qu’il bouscule jusqu’au frisson de nos petits plaisirs, de nos inquiétudes, de nos indifférences, palpable dans le vide de nos existences, à réinventer.

www.sebastiendelvaux.com

Nicolas Bourthoumieux

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Nicolas Bourthoumieux est né en 1985 en France; il vit et travaille à Bruxelles. Il a suivi une licence en Arts Plastiques à l’Université Toulouse II Le Mirail et a étudié la vidéo et la sculpture à l’ENSAV de La Cambre (Bruxelles). Artiste pluridisciplinaire, son travail prend la forme de sculptures, d’installations, de peintures, de vidéos et de photographies.

Nicolas Bourthoumieux est actuellement en résidence en Allemagne, à Fugitif. Située à Leipzig, Fugitif est une plateforme franco-allemande pour artistes et acteurs de la culture. En 2015, il séjourna à Porto (Portugal) dans le cadre de la résidence SKREI et il bénéficia en 2014 d’une résidence à la Fondation Moonens à Bruxelles. Nicolas Bourthoumieux est également conférencier à l’ENSAV de La Cambre.

Il a été nominé pour le prix ARTCONTEST en 2015 et à bénéficié la même année d’une bourse d’aide à la «mobilité exposition arts plastiques» de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

http://nicolasbourthou.blogspot.be/